Nouvelle phase de concertation sur le projet EPR2 ouverte jusqu’au 12 septembre 2025

Du 17 septembre 2024 au 17 janvier 2025, un large débat public a permis à chacun d’obtenir une information complète sur le projet EPR2 de Gravelines. Aujourd’hui, une nouvelle phase de concertation est ouverte jusqu’au 12 septembre 2025.

EDF propose désormais un nouveau périmètre, incluant une extension pour une zone de stockage située très près des habitations, notamment au niveau du quartier des Huttes.

Cette évolution, absente du débat public initial, soulève des questions légitimes et appelle une vigilance particulière.

La position de la Ville est claire : nous avons demandé à EDF de renoncer à ces nouvelles emprises. À défaut, EDF devra justifier leur nécessité et proposer des compensations concrètes pour les riverains.

Mais rien ne pourra se faire sans vous. La voix des habitants est essentielle :

déposez votre avis sur le registre numérique (jusqu’au 12 septembre 2025 inclus) : www.registre-numerique.fr/concertation-prealable-mecdu-epr2-gravelines/ (via onglet « Déposer votre contribution »)

Rendez-vous à  la permanence du jeudi 4 septembre à la Sous-préfecture de Dunkerque, de 8h30 à 11h30 et de 13h30 à 16h30.

Votre mobilisation compte. Ensemble, faisons entendre les préoccupations et les attentes des Gravelinois !

Action & projet n°7 – la lettre d’information de vos conseillers départementaux

Le Département, par le biais de ses compétences (solidarité, action sociale, santé, aménagement durable du territoire, éducation, culture et sport et politiques publiques volontaristes) a un rôle primordial à jouer pour nos populations.
Plus que jamais, nos politiques de solidarité humaines et territoriales doivent permettre l’accompagnement des citoyens et doivent servir les intérêts des habitants de notre canton.
Nous nous y sommes engagés et sommes, plus que jamais, mobilisés à votre service. Ce document a vocation à vous présenter, de manière concrète et transparente, les actions que nous menons sur le terrain, les positions que nous défendons au sein de l’Assemblée départementale, qu’elles se traduisent ou non par un vote en séance, ainsi que les projets portés en faveur de notre canton.
Nous vous souhaitons un bel été et une très belle rentrée et demeurons à votre écoute. À bientôt, fidèlement et solidairement.

Courrier de l’Association des Maires du Nord au Premier ministre

Monsieur le Premier ministre,

Alors que vous présentiez la semaine dernière un projet que vous avez qualifié vous-même de “perfectible“, nous, élus territoriaux, avons pris connaissance des prélèvements envisagés sur les recettes des collectivités que nous représentons.

Tout en comprenant parfaitement les enjeux de maîtrise des dépenses publiques dans le contexte que nous connaissons, nous souhaitons exprimer notre profonde inquiétude et notre désapprobation face à l’effort budgétaire qui nous est demandé, qui nous apparaît disproportionné au regard de la responsabilité des collectivités territoriales dans le déficit public, estimée à seulement 9% tandis que l’Etat en représente 89%.

Rappelons également que nos collectivités, qu’il s’agisse des communes, des EPCI, des Départements ou des Régions, sont tenues de présenter des budgets équilibrés, contrairement à d’autres entités publiques.

Depuis plusieurs années, nous faisons face à des marges de manœuvres budgétaires de plus en plus restreintes, accentuées par de nouvelles obligations qui s’ajoutent à un cadre législatif et réglementaire toujours plus contraignant.

Le prélèvement envisagé sur les recettes des plus grandes collectivités pénalise injustement les efforts constants que nous déployons pour assurer une gestion rigoureuse et responsable de nos finances locales.

Dans le Département du Nord, par exemple, ce sont 57 millions d’euros qui seraient ainsi réaffectés pour l’effort national, ce qui ne manquerait pas de mettre en difficulté nombre de nos actions de proximité pourtant essentielles à la qualité de vie de nos concitoyens, mais aussi nos investissements, qui soutiennent la commande publique et le secteur du BTP…

L’Association des Maires du Nord, qui représente la quasi-totalité des 648 communes du département, de Choisies (50 habitants) à Lille (238 104 habitants), se joint à moi pour solliciter de votre part une révision de ce projet de prélèvement.

Il nous semble crucial de prendre en compte la diversité et les particularités de nos territoires, ainsi que les efforts déjà consentis par nos collectivités. Qui plus est, l’effort demandé à une catégorie de collectivités sur la base d’un seuil de 40M€ nous interpelle sur le plan constitutionnel.

Nous nous permettons également de vous rappeler que les capacités budgétaires des petites communes deviennent, elles aussi, exsangues.

Nous vous remercions par avance de l’attention que vous porterez à notre demande, et restons disponibles pour engager un dialogue constructif à ce sujet.

Dans cette attente, je vous prie d’agréer, Monsieur le Premier Ministre, l’expression de notre très haute considération.

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Migrants dans la Manche : les maires du littoral tirent la sonnette d’alarme et demandent des actions urgentes

Quinze maires de communes du littoral de la Manche se sont récemment rassemblés pour interpeller Michel Barnier. Ils dénoncent une situation de plus en plus difficile, avec des migrants toujours plus nombreux, entraînant des affrontements avec les forces de l’ordre et des tensions avec les populations.

C’est un appel à l’aide qu’ont lancé les maires du littoral de la Manche et de l’agglomération dunkerquoise. En première ligne face au passage des migrants de la France vers le Royaume-Uni, ces communes doivent composer avec un problème qui s’aggrave et place les maires dans une situation délicate. Gestion des migrants, présence des forces de l’ordre, baisse du tourisme et plaintes des habitants : les maires sont à bout.

« Il faut que les autorités prennent en considération les problèmes que nous rencontrons », lance Bertrand Ringot, maire de Gravelines, exhortant Michel Barnier, négociateur du Brexit, à trouver un accord avec les Britanniques : « Le Royaume-Uni a un véritable problème avec le travail au noir, il n’y a pas de carte d’identité, ce qui incite de nombreux migrants à vouloir s’y rendre. La Manche devient un goulot d’étranglement. »

Des maires sous pression

En cause notamment, les accords du Touquet que Bertrand Ringot et Sony Clinquart, maire de Grand-Fort-Philippe, souhaitent voir modifiés : « On est trop gentils avec les Anglais ! Il faut que les choses changent au plus haut niveau. Nous, nous sommes sur le terrain, et on est fatigués… » Bien que le Royaume-Uni prenne en charge financièrement certains équipements de sécurité (caméras) ainsi que d’autres frais liés au transit migratoire (nettoyage), les maires craignent pour la sécurité et la stabilité de leurs communes, qui subissent quotidiennement les conséquences.

La présence des migrants dans les petites villes du littoral entraîne des désagréments pour la commune : « Nous devons souvent nettoyer les espaces verts, ramasser leurs déchets, éteindre les feux de camp. C’est un poids supplémentaire pour les élus », témoigne Bertrand Ringot, maire de Gravelines, une commune de 12 000 habitants. Les habitants en subissent également les conséquences : « Il arrive qu’ils entrent chez les gens, la nuit. Une fois, un groupe est entré dans le jardin d’une dame âgée à 2 h du matin pour gonfler leur bateau. Certains ont peur et viennent nous voir à la mairie », raconte le premier magistrat de Gravelines. « La cohabitation se passe globalement bien, les gens sont tolérants, mais il y a parfois des tensions », ajoute-t-il.

« On joue avec le feu, ça risque de dégénérer »

Les forces de l’ordre, les migrants, les élus et les citoyens doivent composer avec cette situation au quotidien. Une situation loin d’être idéale. « Les forces de l’ordre, qui font un travail formidable, sont quotidiennement confrontées aux migrants. Il y a des affrontements assez fréquents, ce qui nuit au tourisme, effraie parfois les habitants et exaspère les demandeurs d’asile… Certains finissent par s’en prendre aux voitures de particuliers ou aux biens publics à coups de pied », raconte Sony Clinquart. « Je suis en contact tous les jours avec le préfet et les responsables de la police. En moyenne, j’ai entre 20 et 30 policiers en permanence dans ma commune pour gérer la situation migratoire », précise le maire de Gravelines.

Maire depuis 10 ans et ancien élu de Gravelines, Sony Clinquart s’inquiète de voir la situation se détériorer et redoute le pire pour l’avenir, d’autant plus qu’il subit la pression des associations humanitaires : « Heureusement qu’elles (les associations, NDLR) sont là pour apporter un peu d’humanité, mais elles nous reprochent de ne pas en faire assez pour les migrants. Elles voudraient que j’ouvre une salle pour les accueillir, mais je ne peux pas », regrette-t-il, avant d’ajouter : « Avec cette situation, on joue avec le feu. Il y a un risque que les confrontations ne se limitent plus aux forces de l’ordre, mais impliquent aussi les habitants. Il faut agir vite ! »

Les élus des 15 villes concernées se réuniront de nouveau dans les prochaines semaines pour formuler une série de propositions à présenter au Premier ministre. D’ici là, le no man’s land humanitaire, politique, juridique et administratif persiste.

https://www.lejdd.fr/societe/migrants-dans-la-manche-les-maires-du-littoral-tirent-la-sonnette-dalarme-et-demandent-des-actions-urgentes-150500

Intervention en Conseil Départemental du Nord sur le Compte Administratif 2022.

J’ai pu constater et me réjouir de l’augmentation des investissements sollicitée sur les territoires comme nous l’avions demandé en son temps.
J’ai pu exprimer également une demande d’anticipation des investissements à réaliser en terme de voirie et d’équipements pour accueillir les salariés des nouvelles entreprises dans le canton de Grande-Synthe .
J’ai pu préciser en aparté de ce débat par ailleurs les attentes des collectivités en terme de dragage du port de Grand-Fort-Philippe / Gravelines et le souhait des communes d’être associés aux négociations en cours avec la Communauté Urbaine dont je me félicite .
Des efforts pour faire connaître les droits des Nordistes en terme de prestations sociales ont également été demandés .

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Comblée, l’ancienne écluse des Moëres doit rouvrir pour irriguer l’Est

Face au changement climatique et aux épisodes de sécheresse que subit particulièrement le secteur des Moëres, l’ancienne écluse des Moëres va rouvrir les vannes. Situé sur la commune de Dunkerque, l’ouvrage va être adapté pour ramener l’eau quand il le faut.

Envahis par la mer, asséchés, drainés par les wateringues, les Moëres, sont toujours dans le viseur des gestionnaires de l’eau. « Très sensible aux conséquences du changement climatique », ce secteur situé à l’Est de Dunkerque souffre durant les périodes de sécheresse. Un manque d’eau défavorable à l’agriculture et qui prive faune et flore d’une ressource essentielle : « L’eau c’est la vie, glisse Christian Dejonghe, président de la 4e  section des wateringues du Nord. Ce projet va servir à l’agriculture, à la biodiversité. Assurer un approvisionnement constant en eau est une priorité. » Avec d’autres structures, l’agriculteur inaugurait ce vendredi le projet du canal des Moëres baptisé Acclimo, pour Adaptation au changement climatique de l’Oostover.

Reconnecter

Son lancement a démarré il y a un an par l’association de seize structures (lire ci-dessous). Mission principale : protéger la ressource en eau du Dunkerquois. Première action : mener le projet Acclimo, qui consiste à réalimenter le secteur des Moëres en eaux de surface. « L’adaptation de nos ouvrages hydrauliques, dont certains ont été bouchés dans le passé, doit permettre cette réalimentation, explique Bertrant Ringot, président de l’association du canal des Moëres. Ça a démarré à l’été 2022 avec 30 000 m3. L’objectif est d’alimenter l’Est du Dunkerquois à hauteur de 300 000 m3. »

Si cette partie territoire est celle où la ressource en eau de surface est la plus précaire dans le Nord, c’est parce que le canal des Moëres est déconnecté du réseau de canaux qui alimente les sections autour de Dunkerque. Notamment par le comblement de l’écluse des Moëres, aujourd’hui recouverte par la végétation. Pour que l’eau y coule de nouveau, l’outil doit être adapté « avec la création d’un ouvrage de transfert entre la dérivation du canal de Bergues et le canal des Moëres ». Faire sauter le bouchon nécessite des études techniques et réglementaires. Après état des lieux, études de faisabilité et d’impact, ces travaux complexes doivent commencer en 2025.

Astuce d’antan et progrès

L’écluse des Moëres va pouvoir retrouver un intérêt au-delà de son unique utilité d’avant : réalimenter le canal durant les sécheresses. L’ouvrage, qui n’avait pas de rôle dans la gestion des crues, sera à terme bénéfique dans la lutte contre les inondations. « Il y aura aussi un impact sur la qualité des eaux de baignade, ajoute Philippe Parent, directeur de l’institution des wateringues. On est dans une vision globale à l’échelle du polder. Nous devons réfléchir à la conception de l’ouvrage la plus astucieuse. »

Article complet Voix du Nord

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À Dunkerque, la commune repense l’usage de son eau

Avec son plan de sobriété sur l’eau présenté en avril, Emmanuel Macron veut adopter une tarification progressive. L’initiative a été mise en place dès 2012 par la communauté urbaine de Dunkerque.

Assise devant la table haute de sa cuisine, Valérie Pepe épluche ses factures. Cette habitante de Dunkerque (Nord) de 55 ans vit dans un appartement de 60m2 , non loin du centre-ville, avec sa fille de 25 ans. Depuis plusieurs années, elles ont adopté des réflexes pour limiter leur consommation d’eau. « Nous évitons de la laisser couler trop longtemps, nous avons remplacé les bains par des douches et installé une double chasse d’eau dans les toilettes, un système économe pour éviter de vider la cuve intégralement à chaque passage », explique cette mère de famille soucieuse « d’agir pour la planète ». Un moyen aussi pour elle de ne pas dépasser un certain volume au-dessous duquel elle peut bénéficier de prix très avantageux.

Tarif social pour les foyers les plus modestes

Le 1er octobre 2012, la communauté urbaine de Dunkerque a été l’une des premières collectivités en France à expérimenter une politique de tarification progressive de l’eau. 90 000 foyers résidant dans 29 communes sont concernés. L’objectif: proposer des prix attractifs jusqu’à un certain seuil pour inciter les usagers à moins consommer. Trois tranches avec des tarifs croissants sont ainsi prévues: « L’eau essentielle » pour les 80 premiers mètres cubes, « l’eau utile » de 80 à 200 m 3 , et au-delà « l’eau de confort ».

Le président de la République, Emmanuel Macron, s’est notamment dit favorable à cette solution le 30 mars dernier lors de sa présentation du plan Eau destiné à préserver la ressource sur le territoire national. Un enjeu auquel le Dunkerquois est historiquement confronté. « Les nappes phréatiques sont vides sur ce territoire, explique Bertrand Ringot, maire de Gravelines. Face à cette situation, nous étions contraints de trouver une solution pour limiter à la fois la consommation et les prélèvements de l’eau potable que nous allons chercher à 40 km d’ici, près de Saint-Omer. »

Il y a quelques années, Valérie Pepe a remarqué un drôle d’intitulé sur sa facture. Il était mentionné « TS », l’acronyme de tarification sociale. Pour répondre à l’objectif de « favoriser l’accès à l’eau pour tous dans des conditions économiquement acceptables », le dispositif testé à Dunkerque a inclus un volet social. Les foyers les plus modestes et éligibles à la complémentaire santé solidaire (CSS) peuvent prétendre à un tarif encore plus réduit, sur la première tranche (0,40 €/m3 contre 1,28 €). Valérie Pepe a pu en bénéficier. Depuis plusieurs années, elle alterne périodes d’emploi et de chômage, et a été par intermittence éligible à ce tarif social. « Ma facture a baissé d’environ 30 % avec cette tarification. Ça m’a permis de faire de belles économies, se réjouit-elle. » 8 600 foyers tireraient actuellement parti de ce tarif social.

Expérimentations dans 41 communes

Onze ans après le lancement de cette tarification progressive couplée à un tarif préférentiel, le bilan semble positif pour le président du Syndicat de l’eau du Dunkerquois,Bertrand Ringot. « La consommation annuelle moyenne se situait auparavant dans la moyenne nationale de 80 m 3 , et nous l’avons réduite à 67m 3 . Cette baisse de la consommation est profitable aussi bien sur le plan environnemental, puisqu’elle a permis de réduire de 10 % les prélèvements annuels en eau, que pour les usagers. 80 % d’entre eux ont vu leur facture baisser ou au moins se stabiliser. »

Achevé en avril 2021, le dispositif peine à s’étendre à l’échelle nationale, comme le rapporte la mission « flash » datée du 23 février 2022. Seules 41 collectivités ont tenté des expérimentations, à travers des politiques variées: aides forfaitaires, chèque eau, aide au paiement des factures, etc. Quelques obstacles affectent la mise en place d’une tarification sociale de l’eau, comme l’accès aux données détenues par les administrations de sécurité sociale. C’est notamment via ces dernières que le Syndicat de l’eau du Dunkerquois a pu recenser les personnes bénéficiant de la CSS. « Il a fallu un peu de temps pour débloquer la situation, ici aussi », assure Daniel Ducrocq, président de l’association Consommation logement et cadre de vie à Grande-Synthe. « Avant la crise sanitaire, seulement 20 % des bénéficiaires de la CSS ont obtenu le tarif préférentiel. Aujourd’hui, il en concerne 60 %. »

Repérer les familles nombreuses

Autre échange de données laborieux: celui avec la Caisse d’allocations familiales permettant de connaître la taille du foyer. « C’est notre principal cheval de bataille, car les seuils prévus par la tarification progressive ne permettent pas de faire la distinction entre des foyers composés d’une ou de six personnes, dénonce Daniel Ducrocq. Or une famille nombreuse va davantage consommer d’eau et donc plus facilement dépasser la première tranche. Cela pose un vrai problème d’équité sociale. » Le modèle de tarification sociale de l’eau demeure certes imparfait, reconnaît le Syndicat de l’eau du Dunkerquois, mais il répond à l’un des dix-sept objectifs de développement durable adoptés par l’ONUen 2015: l’accès de tous à des services d’alimentation en eau et d’assainissement gérés de façon durable.

Les mesures du plan Eau à retenir

Lors d’un déplacement dans les Hautes-Alpes, le 30 mars, Emmanuel Macron a présenté son plan Eau. Objectif: mieux gérer la ressource, dont la disponibilité, selon les experts, va baisser de 10 à 40 % dans les prochaines décennies, et organiser la planification écologique. En attendant l’adoption potentielle d’un texte législatif à ce sujet, les collectivités sont invitées à mettre en œuvre une liste de 53 mesures réunies autour de cinq axes majeurs: accélérer la sobriété et faire des économies d’eau ; lutter contre les fuites ; prévenir les pollutions, les épisodes de sécheresse ; améliorer la gouvernance de la gestion de l’eau et instaurer une tarification adaptée. Emmanuel Macron a notamment publiquement encouragé la mise en place d’une tarification progressive.

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Le « Plan Eau » récemment annoncé par le gouvernement vise la généralisation de la tarification progressive.

Le « Plan Eau » récemment annoncé par le gouvernement vise la généralisation de la tarification progressive. Vous devez ressentir une certaine satisfaction, vous qui figuriez parmi les premières collectivités à expérimenter ce type de dispositif ?

 

Bertrand Ringot :  » Pour situer notre contexte, le territoire Dunkerquois ne dispose pas d’eau en propre sur son périmètre, nous prélevons les volumes d’eau potable à partir de la nappe des Monts de l’Audomarois, et devions ainsi dès le départ adopter une gestion vertueuse de la ressource en eau. Dans ce sens, plusieurs dispositions ont été prises de longue date pour l’efficacité du réseau de distribution, la consommation par l’industrie, par l’agriculture et bien sûr les usagers domestiques. Pour ces derniers, nous avons adopté un dispositif de tarification sociale de l’eau, dit « tarification éco-solidaire », depuis octobre 2012, juste avant la promulgation de la Loi Brottes, qui permettait l’expérimentation et le déploiement de tarifications différentiées. Notre dispositif comporte trois tranches tarifaires : entre 0 et 80m3 par an par foyer pour l’eau dite « essentielle », entre 80 et 200 m3 pour l’eau « utile » avec un tarif plus élevé, et au-delà de 200 m3 pour l’eau de « confort » avec un tarif encore plus élevé. Pour la tranche 0-80 nous avons intégré une tarification très basse pour les bénéficiaires de la CSS (Complémentaire Santé Solidaire). Le but est de protéger les foyers fragiles par un tarif préférentiel, s’élevant aujourd’hui à 50 centimes le m3. Nous obtenons les données des bénéficiaires de la CSS par échange automatique de données cryptées avec la Caisse Primaire d’Assurance Maladie, avec laquelle nous avons conventionné. Les bénéficiaires n’ont ainsi pas à accomplir de démarche.

Le Syndicat a aussi souhaité intégrer la composition du foyer dans la modulation tarifaire. Il fallait pour cela disposer des informations de la Caisse d’Allocations Familiales, avec laquelle nous n’avons cependant pas pu conventionner à ce jour. A défaut, pour compenser en partie, nous avons mis en place un « chèque eau », qui permettait aux familles nombreuses d’avoir une réduction de leur facture pour les foyers de 5 personnes ou plus. Cependant ce chèque eau nécessitait une démarche volontaire, avec l’apport de justificatifs, que moins de 10% des bénéficiaires éligibles accomplissaient. Nous avons ainsi abandonné ce dispositif par chèque et nous maintenons la volonté du territoire de prendre en compte la composition familiale. A ce jour ce problème d’accès aux données de la CAF demeure. Cependant, fort de l’intégration de la tarification au plan EAU du gouvernement, nous avons bon espoir d’aboutir prochainement à un conventionnement avec la CAF car ce volet de la composition du foyer est un enjeu majeur pour optimiser le dispositif.
A la mise en œuvre de la Tarification Eco solidaire, 80% des foyers ont vu leur prix de l’eau baisser, 20% ont vu leur facture augmenter, et la recette globale est restée stable. »

Malgré les freins dans la prise en compte de la taille des foyers, parvenez-vous à mesurer l’efficacité du dispositif ?

Bertrand Ringot :  » Tout à fait. Nous mesurions en 2012 une consommation de 81 m3 par an par foyer, et avons atteint aujourd’hui une consommation inférieure à 70 m3 par an par foyer. Attention, ce n’est pas la tarification éco-solidaire à elle seule qui a permis ce résultat, mais aussi l’accompagnement des usagers : l’information quant à la valeur de la ressource en eau, la sensibilisation aux éco-gestes, et la conduite d’actions récurrentes sur le terrain, par exemple à travers des interventions en milieu scolaire, et le don d’une gourde à la totalité des élèves de CM2… Seuls 47% des Dunkerquois boivent l’eau du robinet en raison d’idées préconçues, donc nous cherchons à sensibiliser dès le plus jeune âge.

Le Syndicat de l’Eau du Dunkerquois a investi dans 3 autres projets majeurs. Premièrement, le déploiement généralisé des compteurs connectés, équipant la totalité de nos 90 000 abonnés. Cette télérelève permettra aux habitants de suivre leur consommation, de mieux la maitriser, et d’être alertés en cas de fuite ou de surconsommation anormale. Deuxièmement, la réduction du calcaire de l’eau potable, à travers la distribution d’unités d’adoucissement collectif de l’eau, pour que chaque usager puisse bénéficier d’une eau plus douce. Cela leur permettra par ailleurs de réduire les effets du calcaire sur l’usure de leurs appareils électroménager et de leur système de chauffage.  Enfin, nous incitons les habitants à utiliser les eaux pluviales, avec un dispositif porté par la Communauté Urbaine de Dunkerque, qui soutient les habitants dans l’achat d’un équipement de récupération des eaux de pluie, pouvant être utilisée pour arroser le jardin, laver la voiture etc. »

Qu’avez-vous entrepris sur le rendement du réseau et de la limitation des fuites ?

Bertrand Ringot :  » Comme je l’évoquais, l’acheminement de l’eau depuis les Monts de l’Audomarois nous impose une gestion vertueuse de longue date, ce qui implique un rendement optimisé du réseau réduisant les pertes en eau. En intégrant les parts assainissement et eau potable nous avons un prix de l’eau de plus de 5€ par mètre cube, plus élevé que la moyenne nationale, mais qui doit permettre de financer les investissements nécessaires à l’entretien du réseau : il faut bien comprendre que « c’est l’eau qui paye l’eau », et non la fiscalité. Nous investissons ainsi plus de 4 millions d’euros chaque année dans la qualité du réseau. Notre rendement est de 93% parmi les meilleurs au niveau national, soit un taux de fuite de 7% entre l’eau prélevée et l’eau acheminée. Nous renouvelons régulièrement les tronçons de canalisation pour identifier les tronçons défaillants et les renouveler. Pour identifier les fuites nous déployons différents dispositifs techniques. Nous mettons bien sûr en œuvre la sectorisation de la distribution, avec le comptage aux nœuds de distribution. Nous conduisons des campagnes de recherche par sonar, et mettons aussi en place des sonars à demeure, avec des écoutes permanentes permettant de détecter les anomalies, ce qui réduit d’ailleurs nos coûts d’investigation.Nous utilisons également des technologies plus innovantes, avec par exemple des robots de détection placés dans les canalisations, qui circulent sur des tronçons donnés et identifient les anomalies et fragilités. »

Vous faites également partie des précurseurs sur la gestion active de la nappe.

Bertrand Ringot :  » Nous sommes propriétaires de nos forages de prélèvement et dans l’optique de la préservation et de la bonne gestion de la nappe, nous avons mis en œuvre dès les années 70 un dispositif de réalimentation de la nappe. Sur le site de la rivière Houlle, la recharge naturelle de la nappe n’étant pas suffisante, nous prélevons l’eau de surface, et après pré-traitement de cette eau, nous la réinjectons dans la nappe par le biais de bassins de réalimentation, de manière à améliorer le niveau de la nappe et si nécessaire répondre aux besoins durant la période la plus sensible, c’est-à-dire la période d’étiage. Si en amont de la période d’étiage le niveau de la nappe est trop déficitaire, ce dispositif permet de la recharger et d’atteindre un niveau convenable. Ce dispositif, ainsi que les autres technologies que nous déployons, ne dispensent absolument pas des efforts de sobriété (et vice-versa) : il y a 40 ans le territoire prélevait 19 millions de mètres cubes, aujourd’hui nous en prélevons 14 millions. »

Comment engagez-vous le monde agricole dans vos démarches ?

Bertrand Ringot :  » Le monde agricole a été mobilisé pour participer aux actions de préservation de la ressource en eau souterraine. Nous travaillons ainsi avec l’Agence de l’Eau autour d’un Contrat d’Action pour la Ressource en Eau en partenariat avec la Communauté de Communes du Pays de Saint Omer qui vise à définir conjointement avec le monde agricole les objectifs de baisse des pressions d’origine agricole, permettant à terme une amélioration de la qualité de l’eau.  Pour atteindre ces objectifs, la CAPSO et le SED développent une démarche de protection de la ressource en intégrant le format d’un dialogue territorial réunissant l’ensemble des partenaires du territoire et notamment la Chambre d’Agriculture et le Parc Naturel Régional. En complément les outils tels que les Paiements pour Services Environnementaux et les Mesures Agro-Environnementales et Climatique sont déployés en intégrant pleinement l’enjeux de préservation de la ressource en eau potable. »

Comment engagez-vous le monde industriel ?

Bertrand Ringot :  » Dès les années 70 le territoire a mis en place un réseau spécifique de distribution d’eau de surface, distinct de l’eau potable, pour alimenter les grandes industries s’installant sur le Grand Port Maritime de Dunkerque. Ce réseau spécifique a permis de préserver la ressource en eau potable, tout en permettant aux industriels de disposer d’une alimentation en eau pour leurs besoins de process. Ainsi, alors que l’eau potable prélevée à partir de la nappe de l’Audomarois représente 14 millions de m3, pour qui concerne l’eau industrielle ce sont 22 millions de m3 d’eau de surface prélevés au canal de Bourbourg en amont de l’embouchure maritime qui sont orientés vers les industries du site industrialo portuaire de Dunkerque. Nous avons également dédoublé les canalisations alimentant les industriels afin de limiter les risques éventuels (rupture du réseau, acte de malveillance..) et ainsi sécuriser l’alimentation des sites industriels. Nous avons le deuxième réseau de France en eaux industrielles, et sommes parmi les secteurs qui connaitront le plus gros développement industriel sur la prochaine décennie (chimie, agroalimentaire, batteries, réacteurs EPR, activité portuaire…). Nous devons ainsi sécuriser la ressource et inciter les industriels à moderniser leurs réseaux et tendre vers une économie circulaire de l’eau.

Nous avons déployé une « Toile de l’Eau Industrielle » en partenariat avec l’Agence d’urbanisme locale (AGUR) : un outil prospectif permettant de partager des données exhaustives auprès de l’ensemble des acteurs du territoire. Les informations et données techniques (consommations, qualité de l’eau, process industriels…) sont agrégées sous forme de toile qui permet d’identifier les synergies entre les différentes entités, les différents sites industriels et ainsi construire les opportunités d’économie circulaire de l’eau industrielle. La Toile de l’Eau Industrielle a été identifiée comme outil majeur au service de l’économie de la ressource en eau et le territoire a été sollicité afin de le présenter lors de la conférence de l’ONU sur l’eau à New York en mars dernier. »

Merci pour tous ces éléments, en conclusion, quel conseil donneriez-vous à vos confrères ?

Bertrand Ringot :  » L’impulsion politique est indispensable et mes différentes fonctions me permettent d’être sur les différents fronts pour concrétiser mon engagement en matière de gestion de l’eau. Il m’apparait important de faire comprendre aux usagers qu’il s’agit d’une démarche « éco-gagnante », bonne pour notre environnement et aussi pour le pouvoir d’achat. Si l’on veut que les politiques publiques aient un impact, cela passe par des changements de comportement, dans une logique d’équité. Il y aura évidemment des résistances au changement, inhérents à notre société. Mais les bouleversements climatiques et énergétiques ne nous laissent plus le choix et nous amènent à modifier nos comportements. Je suis maire depuis 20 ans et je sens clairement un changement d’ère, et de notre rapport à la consommation. »

Lien de l’Article : banque des territoires

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Intervention concernant la décision modificative n°1 au budget 2022

« Cet ajustement du budget est classique mais il permet cette année d’inscrire les crédits pour augmenter le tarif horaire des services d’aide à la personne, une nécessité, c’est donc une bonne chose. »

« En revanche, nous nous inquiétons des 800 000 euros supplémentaires liés aux taux d’intérêt en hausse et surtout du redéploiement de crédits issus du secteur médico-social et culturel pour y faire face. »

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