[Émission spéciale] : Le secteur des Wateringues face au risque d’inondations

Cette semaine, l’émission Commune Planète, en partenariat avec Raphaëlle Remande de la Voix du Nord, fait le point un an après les inondations qui ont frappé le Pas-de-Calais : la zone des wateringues est-elle prête à affronter de nouvelles pluies exceptionnelles ? Avec Bertrand Ringot, président de l’Institution intercommunale des wateringues et , Eric Buy Maire de la ville de Guînes, durement touchée l’année dernière : nous ferons un état des lieux en ce début d’automne pour voir comment les villes et l’Institution des Wateringues se préparent à faire face à de nouvelles pluies exceptionnelles. Ils nous donneront leur avis sur les mesures annoncées, notamment en matière de travaux à venir et de gouvernance du réseau hydraulique. Enfin, pour maintenant et demain, quelles leçons ont été tirées de ces douze derniers mois pour permettre au territoire de faire face au dérèglement climatique ?

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Nucléaire : les futurs EPR de la centrale de Gravelines sont menacés par la montée des eaux, alerte Greenpeace

Nos centrales nucléaires sont-elles prêtes à résister au dérèglement climatique ? Dans un rapport publié jeudi matin, Greenpeace alerte sur le cas de Gravelines, dans le Nord, qui selon l’ONG, n’est pas adaptée à la montée des eaux dans les prochaines décennies. Les défenseurs du site démentent.

« Gravelines : un château de sable en bord de mer », alerte Greenpeace. Dans un rapport publié jeudi 3 octobre, l’ONG avertit que des centrales en bord de mer devront faire face à la montée des eaux et pointe le cas de Gravelines, dans le Nord, où doivent être construits deux nouveaux EPR. Selon les projections de Greenpeace, cette centrale, la plus puissante de France et d’Europe de l’Ouest, se retrouvera sous le niveau de la mer pendant les plus hautes marées d’ici la fin du siècle.

Une inquiétude partagée par Nicolas Fournier du collectif local « STOP EPR » : « On est à la fois confrontés à un risque de submersion marine, mais on est aussi confrontés à un risque d’inondation par l’intérieur, qui ne fera que s’accroître au cours des décennies, explique-t-il. Demain, si on est inondé, on aura des réacteurs nucléaires qui seront entourés d’eau. Il faut se préparer aujourd’hui, même à l’improbable, parce que l’improbable peut survenir. »

EDF et la municipalité tente de rassurer

Les nouveaux EPR seront construit à 11 mètres de hauteur, ce qui correspond à une protection contre les « inondations extrêmes », selon le groupe. La question est prise très au sérieux, ajoute Bertrand Ringot, le maire de Gravelines. « Il y a de l’adaptation au changement climatique », affirme-t-il. Selon lui, le réseau de canaux typique de la région qui permet de réguler le niveau des eaux est à la hauteur. « Nous avons multiplié par sept les budgets sur tout le réseau qui est responsable de l’évacuation à la mer. C’est 100 mètres cubes par seconde de capacité de pompage pour cette problématique spécifique des inondations. »

Le système n’avait pourtant pas suffi l’hiver dernier, sans faire cependant peser de menaces sur la centrale. Mais une partie du Pas-de-Calais s’était retrouvée sous les eaux à cause de pluies historiques.

Le reportage de Guillaume Farriol, édité par Carol Sandevoir.

La société Suez vient de signer une nouveau contrat de gestion des eaux du dunkerquois. 12 ans de plus pour 120 millions d’euros.

Au-delà d’être un territoire familier pour moi, le Dunkerquois est surtout un territoire inspirant, une vitrine qui fait référence pour le groupe SUEZ. Sous votre impulsion, votre collectivité, est résolument ambitieuse et inscrite dans le monde de demain. Vous avez relevé le défi d’être un laboratoire de la transition énergétique, soucieux de conjuguer développement économique et développement durable en créant de l’adhésion auprès de la population. Nous avons à cœur d’être votre partenaire dans ce défi et de vous apporter toute l’aide et la valeur ajoutée que vous êtes en droit d’attendre.

Vous avez une ambition élevée en matière de transition énergétique et notre 1er objectif pour votre service a été d’être exemplaires, pour nous inscrire en cohérence et contribuer à atteindre votre cible de zéro émission nette de CO2 d’ici 2050. Nous nous sommes donc engagés à effacer plus de 2,5 années de notre consommation énergétique en réduisant, évitant ou compensant nos émissions. Le projet de méthaniseur que vous avez souhaité porter sera également un formidable atout pour traiter ce volet énergétique. Au-delà, il vient nourrir la dynamique d’économie circulaire que vous impulsez depuis des années dans de nombreux domaines d’activité.

Lorsque nous avons travaillé notre proposition, notre ambition a aussi été d’être à la hauteur du dynamisme et de l’avant-garde du Dunkerquois. C’est pourquoi, l’innovation prend une place prépondérante dans ce nouveau contrat.

Votre service public de l’assainissement est le 1er en France à avoir choisi une forme juridique inédite en créant une société à mission. Concrètement, nous allons inscrire dans nos statuts nos engagements en matière de développement durable, et ce faisant, les rendre immuables et partagés. Cette société à mission s’inscrit complétement dans votre volonté de participation citoyenne. Une volonté que vous portez au travers des démarches comme les Etats généraux de l’Environnement ou encore votre grande consultation pour « Changer la vie ensemble ».

L’innovation dans votre service d’assainissement ne s’arrêtera pas là. Elle va accompagner une transformation profonde des 10 stations d’épuration qui traitent les eaux usées des 200 000 habitants de votre territoire. Demain, ces 10 stations vont devenir de véritables sentinelles pour les sujets qui leur sont essentiels : l’eau mais aussi l’air et la santé.

L’eau d’abord : si la station d’épuration traite les eaux usées, elle a, dans le Dunkerquois, un rôle d’autant plus central que vous êtes un territoire bordé par le littoral. Vous avez réussi le pari de faire de vos plages, un attrait touristique majeur. La qualité des eaux de baignade est donc une priorité toute naturelle et elle est directement liée à la qualité de nos rejets. Nous avons donc mis en place un dispositif renforcé sur la qualité des eaux qui sortent de nos stations et qui vient compléter vos actions, pour que cette qualité soit irréprochable.

Mais vos stations d’épuration vont également jouer un rôle essentiel dans la qualité de l’air, autre défi que vous avez décidé de relever. Pour y contribuer, nous avons décidé de mettre en œuvre une solution de biosurveillance, qui en analysant le pollen récolté par les abeilles, nous permettra d’agir et de suivre l’impact des actions qui sont menées.

Et enfin, la santé. Vous le savez, les eaux usées sont un formidable traceur des virus qui circulent. Demain et pour la 1ère fois en France, nous allons élargir les souches de virus que nous suivons pour avoir la capacité de détecter ceux de la grippe, de la gastro-entérite ou encore de certaines hépatites. Vous serez le 1er territoire à disposer de la force de cet outil prédictif local, qui va permettre d’anticiper et d’adapter la réponse médicale avant ces pics épidémiques.

Enfin, plus d’un habitant sur deux ne sait pas à quoi sert l’assainissement, ni comment sont traitées les eaux usées. A vos côtés, nous avons travaillé pour « rendre visible, l’invisible » et transformer les 10 stations d’épuration qui traitent les eaux usées de des 200 000 habitants en lieux attractifs, ouverts aux habitants avec des projets d’aménagements sur mesure pour chacune d’entre elles. Entre éco-pâturage, street art, outils pédagogique ou vergers solidaires, nous poursuivons l’objectif que toutes deviennent ouvertes à leur quartier.

En conclusion, je souhaite vous partager que nous avons beaucoup de fierté à être à vos côtés aujourd’hui et à avoir votre confiance. Votre territoire a la chance d’être mené et porté avec de grandes ambitions et de magnifiques initiatives sur les sujets d’avenir que sont l’environnement, l’énergie et bien sûr la qualité de vie des habitants. Je tiens à saluer la force de vos engagements et à vous assurer que nous serons, que les équipes locales de SUEZ, seront chaque jour à vos côtés, pour vous accompagner et vous aider à les atteindre.

https://www.radio6.fr/article-65290-une-usine-de-methanisation-des-boues-des-10-stations-d-epuration-dunkerquoises-sera-construite-a-grande-synthe.html

Un lifting pour l’office de tourisme Visit Dunkerque

C’est avec plaisir et satisfaction que nous avons procédé ce 29 avril à la réinstallation-modernisation de l’Office de Tourisme Communautaire au 11 rue de la République et à l’inauguration de l’Office du Commerce et de l’Artisanat – Direction du développement économique.
Deux lieux majeurs dédiés à l’accueil et à la mise en œuvre de projets pour renforcer l’attractivité de notre ville !

https://www.deltafm.fr/info-locale/region/nord/dunkerquois/gravelines/gravelines-un-lifting-pour-loffice-de-tourisme-visit-dunkerque/

Crise énergétique : La solution est-elle nucléaire ?

C’est avec intérêt que j’ai répondu à la demande d’interview de JeanJacques Bourdin sur le sujet de la production d’électricité d’origine nucléaire ce jour sur Sud Radio
J’ai pu rappeler la place indispensable et historique de cette énergie décarbonée (pas d’émission de CO2) dans le mix énergétique français et l’urgence de lancer la construction de nouveaux réacteurs qui prendront à terme la place des unités de production actuelles et tout en lançant parallèlement un grand plan national beaucoup plus ambitieux d’isolation des logements et des bâtiments.
Décarboner notre industrie nécessitera par ailleurs de nouveaux outils de production !

Entre nous : Bertrand Ringot et l’Eau du Dunkerquois

Sur le réseau du Syndicat de l’Eau du Dunkerquois, qui vient des nappes phréatiques des collines de l’Artois, l’eau que nous distribuons ne subit pas de transformation. Votre eau du robinet peut donc être consommée en toute confiance !

Si le goût du chlore vous dérange, il existe une solution simple pour s’en débarrasser : faire reposer l’eau du robinet une heure ou deux dans une bouteille en verre ou dans une carafe écosolidaire de l’Eau du Dunkerquois fabriquée par Arc international par exemple.

Bravo à mes équipes de l’Eau du Dunkerquois, pleinement mobilisées afin d’assurer la continuité des services essentiels de l’eau, en lien direct avec les autorités sanitaires.

« L’internet des étoiles » inquiète à Gravelines

Le projet Starlink, porté par le milliardaire Elon Musk, inquiète du côté de Gravelines dans le Nord. C’est l’une des trois villes françaises choisies comme base pour les satellites du géant américain SpaceX.

Invité de France Bleu Nord ce mercredi 24 mars, Bertrand Ringot confirme qu’il a suspendu il y a quelques jours l’avis favorable rendu dans un premier temps. Le maire de Gravelines pensait au départ avoir affaire à une installation classique d’antennes relais. C’est un peu plus compliqué que cela.

Le programme Starlink vise à assurer un Internet haut débit dans le monde entier en envoyant des milliers de satellites en orbite basse (550 km au dessus de la terre). Il faut ensuite des relais au sol, des bases qui permettent aux satellites de communiquer entre eux. Gravelines a été choisie de même que Villenave d’Ornon en Gironde et Saint-Senier de Beuvron dans la Manche.

A Gravelines, c’est rue du Vieux Chemin de Loon que doivent être installées 9 antennes protégées par des sphères blanches de 2m de diamètre.

Des craintes pour la santé

Bertrand Ringot regrette le manque d’étude détaillée sur les ondes et demande des éléments complémentaires sur « les simulations d’exposition aux ondes magnétiques. » C’est pour cette raison qu’il a suspendu l’avis favorable dans l’attente de ces précisions. « Si c’est une zone industrielle, il y a quand même des salariés autour, précise l’élu, et donc je souhaiterais être rassuré sur ce point« .

« 42 000 satellites, ce n’est pas anodin »

Bertrand Ringot se dit surpris par l‘absence de débat et d’enquête publique sur le sujet. Il demande au sous-préfet de Dunkerque la tenue d’une réunion avec les services de l’Etat avant le 30 avril, date à laquelle il doit rendre son avis. Le maire de Gravelines est lucide : « ce n’est pas parce qu’on mettra un avis défavorable que ce projet ne se fera pas. Au bout du bout, c’est le préfet qui décidera« .