Deux réacteurs de nouvelle génération à Gravelines !

CNPE Gravelines

La construction de deux réacteurs de nouvelle génération à Gravelines vient d’être confirmée par Madame Agnès Pannier-Runacher, la Ministre déléguée auprès du ministre de l’Économie, des Finances et de la Relance, chargée de l’Industrie. C’est une excellente nouvelle non seulement pour Gravelines, mais aussi le Dunkerquois et notre région des Hauts-de-France. La pérennisation de l’énergie d’origine nucléaire sera un véritable levier pour faire de notre région un territoire d’industrie décarbonée de nouvelle génération.

Cette décision est le fruit d’un travail de longue haleine engagé il y a plus de 18 ans, pour faire reconnaître les atouts de notre commune : nous disposons d’un savoir-faire indéniable en matière de production d’électricité, mais aussi d’une population consciente de l’impact économique et écologique positif de l’atome.

Notre centrale est la plus grande d’Europe de l’Ouest, elle est donc déjà structurante pour notre territoire, le Centre Nucléaire de Production d’Électricité, c’est 3000 emplois directs et plus d’une centaine d’alternants sur site, et autant de savoir-faire associé au fonctionnement d’une centrale. Au-delà de la production énergétique, ce sont également des milliers d’emplois indirects et induits et 100 millions d’euros d’achats de la centrale dans la région Hauts-de-France. Les EPR à Gravelines représentent un investissement de 17 milliards d’euros environ et une moyenne de production d’électricité augmentée de 80% par réacteur.

Notre situation géographique, au cœur de l’axe Nord européen et proche du littoral, plaide également en notre faveur : les nouveaux réacteurs de Gravelines alimenteront les besoins accrus en électricité de l’industrie du futur et seront refroidis par une source d’eau intarissable, la Mer du Nord. Gravelines sera la pièce maitresse de la stratégie bas carbone des grands projets industriels d’aujourd’hui et de demain : nous fournirons l’électricité nécessaire pour les nouveaux procédés décarbonés des industries du territoire tel que celui d’Arcelor Mittal, ainsi que les nouvelles infrastructures du grand port maritime de Dunkerque. Les réacteurs de nouvelle génération ont donc toute leur place à Gravelines pour délivrer une énergie pilotable en quantité suffisante et bon marché afin de porter le renouveau industriel engagé par le gouvernement et les acteurs locaux.

Ce renouveau de l’atome s’inscrit aussi dans une stratégie énergétique cohérente portée par les pouvoirs publics locaux, associant recherche et développement sur les énergies renouvelables, l’hydrogène et d’autres sources d’énergies innovantes, afin de rendre notre territoire plus résilient et autonome.

Nous l’avons déjà démontré, vous pouvez compter sur le dynamisme des habitants du dunkerquois et la mobilisation des acteurs locaux pour mener à bien ces projets structurants qui font de notre territoire le fer de lance national de la transition énergétique !

Au-delà de notre région, c’est toute la filière nucléaire qui est revitalisée par ce choix stratégique ! Je salue à cet effet le rachat par EDF, notre fleuron national, de la branche « Nucléaire » de General Electric assurant la production des turbines nucléaires. Nous reprenons ainsi la main sur une production essentielle à notre souveraineté énergétique, et au-delà, l’autonomie stratégique de notre pays. Ces actions participent à une logique d’ensemble répondant aux défis climatiques et économiques de demain !­­

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Avec son plan vélo, la ville veut répondre aux attentes des habitants

Des abris sécurisés, des arceaux en plus grand nombre, une signalétique adaptée, plus de voies cyclables, etc. Déployé en cinq axes, un plan vélo communal a été voté à Gravelines pour répondre aux « fortes attentes des usagers ».

« On veut aussi avoir un plan vélo », entame le maire Bertrand Ringot, en référence à celui mené par la communauté urbaine de Dunkerque*. La ville de Gravelines s’est d’ailleurs appuyée sur les conclusions de la concertation organisée par la Maison de l’environnement fin 2020, pour construire son propre programme. Cinq objectifs ont été fixés pour renforcer la pratique du vélo. L’ambition de la ville est de « tripler la part modale du vélo dans les déplacements du quotidien d’ici la fin du mandat en passant de 3 à 9 % ».
Pour sécuriser les déplacements, il est prévu d’aménager les espaces pour réduire le nombre de sections manquantes et les points noirs. Les itinéraires seront également mis en avant par une signalétique complémentaire à celle qu’installera la CUD sur la vélo route voie verte. Le vol étant l’un des freins à la pratique, cinq abris sécurisés seront répartis dans la commune, soit une création de 160 places. Les conditions d’utilisation seront les mêmes que celles des abris installés à Dunkerque. En plus de la centaine d’arceaux déjà disponibles, 160 places sous abris seront implantées dans les groupes scolaires et autour des équipements sportifs et culturels.

AIDE À L’ACHAT ET À LA RÉPARATION

Les opérations de marquage de vélo, les ateliers d’aide à la réparation et un dispositif complémentaire à celui de la CUD pour les vélos électriques (la CUD a prolongé la prime pour l’achat d’un vélo neuf jusqu’en 2026), permettront une meilleure accessibilité à la pratique. Enfin, en juin, un appel à manifestation d’intérêt sera lancé auprès des associations proposant un projet autour du vélo. Après étude, ces projets pourront bénéficier d’un appui financier et/ou technique.
Dans la foulée, les élus ont approuvé l’adhésion à la centrale d’achat du transport public, qui doit permettre à la ville de se fournir en matériel et en services.
*Un investissement de six millions d’euros est prévu d’ici 2025.

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Un centre de formation d’apprentis pour les métiers du bâtiment va ouvrir à Gravelines

Les efforts menés par la ville de Gravelines pour développer la formation et l’apprentissage sur le territoire ont payé. Baptisé « BTP CFA Gravelines », un centre de formation d’apprentis consacrés aux bâtiments et travaux publics sera créé sur la commune. Un premier groupe de douze jeunes pourrait être accueilli dès le mois de mai.

Booster la formation professionnelle et l’apprentissage, l’ambition fait partie des engagements de Bertrand Ringot pour ce mandat. « Notre territoire ne forme pas assez d’artisans », affirme l’élu, qui a entamé avec son équipe un partenariat avec le BTP CFA Hauts de France versant Nord et le CFA d’Hesdigneul. De cette coopération est née une offre de formation et d’apprentissage, qui se développera en deux temps.

Sept métiers à découvrir

En cursus scolaire, en reconversion, en évolution de carrière ou en situation de retour à l’emploi, les volontaires à la découverte du BTP pourront bénéficier d’une formation en apprentissage ou continue à différents métiers : constructeur bois, solier, moquettiste, menuisier poseur, couvreur, zingueur, et peintre en bâtiment. Ces sessions seront dispensées dans les locaux du site de l’ALEFPA. Un groupe de dix à douze jeunes devrait être accueilli en mai pour une session de préapprentissage. Il sera suivi d’un second groupe, qui entrera en apprentissage en septembre.

Deux sites

La seconde partie du projet se développera sur la zone d’activités économiques de la Semeuse. Le BTP CFA Hauts de France doit y construire une offre de formation et d’apprentissage. Le conseil municipal a approuvé le versement d’une subvention de 45 000 € pour soutenir ce projet bénéfique à la création d’un village d’artisans, envisagée par la commune. « Nous aimerions attirer les artisans dans la zone des Cartonneries, pour cela il faut que l’on diversifie la formation », détaille le maire.

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Dunkerquois : ces pylônes à haute tension qui lacèrent le paysage, mais rapportent aux communes

« Taxe pylônes » : cette petite ligne dans les budgets des communes pourrait passer inaperçue. Selon les cas, elle revêt pourtant une importance capitale pour leurs finances. Son objet : dédommager les nuisances liées au passage de lignes à haute tension sur leur territoire. Décryptage.

Entre Gravelines et Bourbourg, les lignes à haute tension strient le ciel à plusieurs dizaines de mètres de hauteur, enjambant les champs, les entrepôts, et même l’A16. À force de les croiser, on n’y prête plus forcément attention, et pourtant : sur ce tronçon précis, elles constituent la plus grande autoroute électrique d’Europe de l’ouest, puisque les six réacteurs de la centrale de Gravelines – la plus puissante d’Europe – évacuent leur électricité dans le poste de la Warande, à Bourbourg, qui la dispatche ensuite vers les consommateurs !

Les pylônes qui soutiennent ces lignes à haute tension ont donc leur utilité. Et leurs nuisances. Depuis 1980, une loi dédommage les communes concernées, sous la forme d’une taxe forfaitaire. En 2020, celle-ci s’élevait à 2 543 € par pylône* (pour les lignes comprises entre 225 et 350 KV), et 5 080 € par pylône (au-delà de 350 KV). « C’est notre plus grosse rentrée d’argent. Ça représente un tiers de notre budget. Nos pylônes, on y tient ! », témoigne le maire de Saint-Georges-sur-l’Aa, Claude Charlemagne.

« Quand on peut, on les masque avec des buttes ou des barrières végétales, comme on l’a fait au Paarc des rives de l’Aa. »

Gravelines abrite respectivement 28 et 27 de ces géants d’acier qui « grésillent quand il pleut, et qui représentent une contrainte sur le plan de l’urbanisme », indique le maire, Bertrand Ringot. Michel Decool, maire de Cappellebrouck, l’illustre : « Des parcelles de terrain étaient prévues pour développer une zone d’activité, mais RTE (Réseau de Transport d’Électricité, responsable du réseau haute tension en France) m’y a interdit toute construction : on n’était pas en capacité de respecter une hauteur minimum entre la toiture et le point le plus bas des câbles, sauf à construire des bâtiments miniatures. »

Surtout, les pylônes sont, visuellement, assez peu esthétiques, et rappellent au paysage la vocation industrielle du territoire. « Quand on peut, on les masque avec des buttes ou des barrières végétales, comme on l’a fait au Paarc des rives de l’Aa », explique Bertrand Ringot. L’élu fait le parallèle avec les lignes basse tension présentes en zone urbaine, pour lesquelles la tendance est à l’enfouissement, « et ça fait partie de l’embellissement des villes ».

* Chiffres 2021. Les montants de l’imposition forfaitaire sur les pylônes sont révisés chaque année proportionnellement à la variation, constatée au niveau national, du produit de la taxe foncière sur les propriétés bâties.

Retrouvez l’article en intégralité sur le site internet de la Voix du Nord

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Gravelines : le maire pousse un coup de gueule à propos du nouvel Intermarché

Bertrand Ringot, le maire de Gravelines, en a un peu ras-le-bol du manque de soutiens pour transférer le vieil Intermarché des Huttes au Pont-de-Pierre.

La récente décision de la Commission nationale d’aménagement commerciale (CNAC) le 1er  avril ne va rien arranger : avis défavorable pour la création d’une enseigne de 6 773 m². Pourtant, le 15 décembre, l’instance départementale, elle, avait validé le dossier. Un dossier qui n’en est pas à une tuile près.

Bien avant cet avis de la CNAC, Bertrand Ringot montrait déjà son agacement : « J’ai eu six recours et j’ai beaucoup à dire à leur sujet. »

Le maire de Gravelines n’a pas vraiment pour habitude d’exprimer une once d’exaspération. « Certains acteurs n’ont pas toujours été au rendez-vous de leurs engagements ; on a le droit d’avoir un magasin digne de ce nom à Gravelines ! »L’élu ne saisit toujours pas pourquoi on laisse le magasin des Huttes sous des lignes électriques. « C’est un dossier sur lequel je suis un peu tendu. »

Un dossier qui est dans les cartons depuis de très longues années. « Je comprends que des activités supplémentaires inquiètent certains commerçants. Mais, avec le porteur du projet, on a un engagement  : être d’accord sur les enseignes qui arrivent. » Et donc l’idée de ne pas implanter de concurrence au commerce local.

La crainte du maire de Gravelines  : que ce projet de centre commercial devienne simplement un déménagement de l’Intermarché des Huttes au Pont-de-Pierre, sans zone commerciale.

Bertrand Ringot s’en souviendra

Parmi les recours, celui d’Auchan agace Bertrand Ringot : « Ils ont peur de leur ombre. Il faut comprendre que les gens en ont marre de prendre leur voiture pour aller faire leurs courses. » D’où l’idée de proposer une piste cyclable qui relie Gravelines, Saint-Georges-sur-l’Aa et Bourbourg au futur emplacement du centre commercial.

Malgré la décision de la Commission nationale d’aménagement commercial, le maire tient tête : « Je continuerai de me mobiliser sur le sujet. »

Bertrand Ringot a bien pris note de cette décision et s’en souviendra : « Les prochaines fois, je serai plus difficile dans les avis que j’ai à donner. » Une manière de délivrer un message aux services de l’État qui ont tendance à solliciter l’élu sur d’autres projets qui leur sont favorables.

Retrouvez l’article en i intégralité sur le site internet du journal Le Phare Dunkerquois

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Internet par satellite : la constellation Starlink de Musk suscite des résistances en France

Trois villes situées dans le Nord, la Manche et la Gironde vont accueillir des stations équipées d’antennes relais pour diffuser cette technologie. Mais des élus locaux s’y opposent.

Il est le deuxième homme le plus riche de la planète, juste derrière Jeff Bezos, le fondateur d’Amazon. Avec une fortune estimée à 173,4 milliards de dollars, Elon Musk, le patron de Tesla et SpaceX, souhaite lancer 42 000 satellites de 225 kg chacun en orbite basse. Starlink, cette méga constellation, est destinée à fournir un accès Internet rapide jusque dans les coins les plus reculés de la planète.

Jusqu’ici, SpaceX a déjà envoyé un peu plus de 1 200 satellites dans l’espace. Au sol, le réseau du milliardaire a besoin de stations pour permettre de communiquer avec eux. En France, le constructeur aérospatial américain a choisi de s’établir à Gravelines (Nord), à Saint-Senier-de-Beuvron (Manche), et à Villenave-d’Ornon (Gironde). Mais ce qui s’apparentait à une simple formalité dans bon nombre de pays du globe a pris une autre tournure dans l’Hexagone.

« Principe de précaution »

Et notamment à Saint-Senier-de-Beuvron, où le maire a refusé la demande préalable déposée fin 2020. « Je ne suis pas contre la technologie, prévient Benoît Hamard, maire de ce village de 360 habitants situé à une vingtaine de kilomètres du Mont-Saint-Michel. Mais il ne faut pas faire n’importe quoi. J’applique le principe de précaution. Je ne veux pas que dans vingt ans on me dise qu’il y a des cancers, comme avec l’amiante. »

Dans ce petit coin de Normandie, le maire a reçu un important soutien de ses concitoyens. « Depuis le début, c’est tout flou. Je me bats pour obtenir des éléments. Je demande une étude d’ondes, une étude des sols, et un avant/après projet car c’est une autoroute d’ondes qui va passer au-dessus de nos têtes, dit-il. On nous parle d’une station terrestre avec neuf boules et un abri de 63 m2 mais la demande préalable n’a même pas été faite sur le bon terrain. » Une nouvelle demande a été déposée en mairie, qui n’a pas fait sourire l’édile. « Au départ, le projet concernait un terrain de moins de 1 000 m2, maintenant, ils achètent un champ entier, de 28 800 m2.

« On fait tout un pataquès pour trois éoliennes dans un champ mais là, on met des trucs dans le ciel avec une puissance développée au sol supérieure à la 5G en termes d’ondes et ça passe » Le maire de Gravelines.

« Ils », ce sont les différents intermédiaires du projet Starlink. À Gravelines, c’est Lumen Technologies, société américaine de télécommunications installée en Louisiane, qui porte le projet d’un site composé d’antennes d’émission et de réception. Visuellement, il s’agit de neuf sphère blanches étanche de 2m de diamètre fixées sur une base carrée de 15,50m de diamètre protégée par une clôture métallique de 2m de haut.  » AU début, j’étais assez fier qu’on soit choisi, confie le maire de Gravelines, Bertrand Ringot. Mais je suis responsable, donc j’ai approfondi mes recherches pour comprendre de quoi il s’agit ».

Dans un premier temps, ce maire nordistes’a pas émis d’opposition quand il a reçu, fin novembre, une demande d’installation d’antennes sur un terrain situé rue du vieux-Chemin-de-Loon, non loin du grand port Maritime de Dunkerque. « Mais j’ai suspendu mon avis pour demander des précisions, confie l’élu socialiste. Je trouve bizarre qu’il n’y ait eu aucun débat national. On fait tout un pataquès pour trois éoliennes dans un champs mais là, on met des trucs dans le ciel avec une puissance développée au sol supérieur à la 5G eb termes d’ondes et ça passe. »

Dômes blancs

Le projet Starlink a reçu les autorisations de l’ANFR ( l’Agence nationale des fréquences, qui gère l’ensemble des fréquences radioélectriques en France ) et de l’Arche ( l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes). Cette dernière confirme avoir délivrée, en 2020, des autorisations d’exploitation de fréquence liées aux stations passerelles ( Gateway), essentielles au fonctionnement du réseaux.

Une autorisation d’exploitation des fréquences liées aux terminaux utilisateurs ( Types paraboles), nécessaire pour fournir un service d’accès à internet par satellite aux utilisateurs, a par ailleurs été délivrée le 9 février dernier, mais l’Arcep précise ne pas être « compétente sur les sujets d’urbanisme ou d’exposition aux ondes ».

A Villenave-d’Ornon, la municipalité explique avoir géré ce relais du service d’accès à internet à haut débit de SpaceX comme un projet d’urbanisme , installé sur un terrain privé.

Afin de bloquer le déploiement du réseau d’Elon Musk, une dizaine de députés de la France Insoumise ont déposé, le 3 mars, un amendement au projet de loi contre le dérèglement climatique.

Amendement rejeté. Le projet d’Elon Musk n’inquiète pas tout le monde. A Villenave-d’Ornon-d’Ornon, en Grionde, Starlink n’a pas suscité d’émotion particulière, selon Laurent Grasset, conseiller municipal délégué à l’urbanisme, au développement durable et à l’aménagement de la ville. Depuis plusieurs semaines en effet, les dômes blancs qui surplombent le bâtiment ont été installés. La municipalité explique avoir géré ce relais du service d’accès Internet à Haut débit de SpaceX comme un projet d’urbanisme, installé sur un terrain privé.

Contrairement à Gravelines et à Saint-Senier-de-Beuvron, la ville de Villenave-d’Ornon n’a reçu « que quatre courriels » de riverains qui s’interrogeait sur le projet. Et une question a été soulevée par l’opposition municipale, lors du conseil du 23 février. « Nous leur avons répondu, l’affaire est classée » explique Laurent Grasset. Finalement, conclut-il , des éléments complémentaires ont été demandés à SpaceX, puis transmis au chef de service sanitaire de Bordeaux Métropole, « qui nous a répondu qu’au vu des éléments, il n’y avait pas de champs électromagnétique pour les riverains. Il s’agit d’un signal pointé vers le ciel qui sert à guider les satellites dans la stratosphère ». La ville ajoute avoir mené « d’autres investigations de personnes indépendantes » qui ont précisé  » qu’on est sur une technologie équivalente à de la réception par satellite, ça n’a strictement rien à voir avec la 5G ».

Pas de débat, donc, pour un projet qui, à Villenave-d’Ornon, fait désormais du Paysage. Quant aux maires de Gravelines et de Saint-Senir-de-Beuvron, ils savent que même s’ils s’opposent au projet Starlink, les préfets donneront leur accord.  » A eux de prendre leurs responsabilités », conclut M. Hamard, maire de Saint-Senier-de-Beuvron.

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Dans la Manche, le combat de Saint-Senier-de Beuvron contre Elon Musk

L’entreprise américaine Space X veut installer une station terrestre dans cette commune de la Manche pour échanger avec ses satellites.

La proximité du mont Saint-Michel, des pâturages à perte de vue où broutent paisiblement les vaches, et surtout beaucoup de tranquillité. C’est ce qui a amené Anne-Laure et Dimitri Gesbert-Falguières à s’installer à Saint-Senier-de-Beuvron (Manche) – à 70 kilomètres au nord de Rennes – il y a une quinzaine d’années. Depuis janvier, le village et ses 360 habitants sont devenus le symbole de la conquête spatiale imaginée par l’Américain Elon Musk, deuxième homme le plus riche du monde, dont la fortune est estimée à 175 milliards d’euros. Le PDG de SpaceX convoite un champ de 2,8 hectares accolé à la maison du couple. Sa filiale, Starlink France, a choisi d’établir l’une de ses trois stations terrestres françaises dans cette commune, qui dispose déjà d’un noeud de raccordement de fibre optique. Starlink vise à déployer 42 000 mini-satellites en orbite basse (500 kilomètres d’altitude) tout autour de la Terre pour proposer une connexion Internet à très haut débit dans les endroits les plus reculées de la planète, dès 2021. Selon l’Autorité derégulation des communications électroniques et des postes (ARCEP) qui a donnéson feu vert à l’installation des trois stations terriennes, seuls 40 % des abonnés en Franceont un accès internet fixe à très haut débit.

L’offre est toujours en phase de test, mais une station devrait être opérationnelle en 2021 à Villenave-d’Ornon, en Gironde. À Gravelines (Nord), le maire Bertrand Ringot attend une simulation de l’exposition aux champs électromagnétiques avant de donner son accord : « Les habitants se posent des questions, j’aurais bien aimé un document des autorités sanitaires, et puis l’intérêt local, pour l’instant je ne le saisis pas », pointe l’édile. A Saint-Senier-de-Beuvron, les neuf dômes prévus pour émettre et recevoir les signaux ne sont pas dans un espace industriel, mais en plein champ. Les riverains et la mairie critiquent le manque de transparence du projet et s’inquiètent de l’exposition aux ondes : « SpaceX considère que notre maison se trouve dans la zone de transition, à 130 mètres [de la station], or ce n’est pas le cas, c’est fait à la va-vite », regrette Dimitri, dessinateur pour un cabinet d’architecture. Depuis la médiatisation de l’affaire, le couple déplore l’étiquette de technophobes qui leur est accolée : « C’est clair qu’on a le mauvais rôle dans l’histoire. On passe pour des gens qui se plaignent parce qu’ils ont peur alors qu’on leur offre Mars », constate Anne-Laure, guide de la baie du Mont-Saint-Michel.

« Nos bestioles sont hypersensibles »

Dans la commune, l’idée de vivre à côté d’antennes qui échangent en permanence avec des satellites ne rassure pas. Même aux enterrements on ne parle plus que de ça. Élu en 2020, le jeune maire Benoît Hamard se serait bien passé de toute cette agitation : « J’ai des clôtures cassées, des routes à refaire, et un Ehpad à gérer, je ne veux plus parler de tout ça », soupire ce technicien à l’hôpital Saint-Hilaire-Du-Harcouët. De leur côté, les habitants n’en démordent pas : « C’est une grosse connerie, attaque d’emblée Ludovic Grezel, artisan-maçon, on ne sait jamais si on se retrouve avec des maux de tête, on a déjà eu assez de problèmes avec la ligne à haute tension. » Si la nature des deux installations est dissemblable, des éleveurs de la région accusent en effet les installations électriques d’affecter la santé de leurs bêtes. « On a des fermes bios, des vaches laitières, et des poulaillers industriels à 500 mètres à la ronde du terrain, je n’accepterai rien sans en savoir plus », tonne Benoît Hamard. L’un d’eux, Serge Provost, a même fondé l’association Animaux sous tension (Anast), qui dénombre une soixantaine de professionnels touchés. Aujourd’hui retraité, il dit avoir été contraint de fermer son exploitation après le déploiement en 1989 d’une ligne à très haute tension EDF au-dessus de son élevage de 70 bêtes : « Nos bestioles sont hypersensibles à ces problèmes-là », jure-t-il.

Près de chez lui, Mélissa nourrit son cheval dans un champ. La trentenaire n’approuve pas non plus l’implantation du futur site : « Je ne suis pas pour tout ça. On est déjà sur la 5G, mais encore faut-il avoir des portables qui captent. Donc je ne trouve pas ça nécessaire. » Bien que très différent, le projet de SpaceX pâtit de la mauvaise réputation des antennes 5G, au grand dam de Gilles Brégant, directeur général de l’Agence nationale des fréquences (ANFR) : « Ça n’a rien à voir. Une station terrestre traite avec les satellites en altitude, alors qu’une antenne relais 5G interagit avec les téléphones en produisant un rayonnement autour d’elle. On a déjà plusieurs centaines de stations installées en France et elles ne produisent pas d’exposition dans l’environnement. »

Starlink veut aller vite, trop vite, et ignore peut-être la sensibilité du sujet en France. Le maire de Gravelines, Bertrand Ringot, s’étonne d’ailleurs que le sujet soit passé sous les radars des politiques : « J’aurais bien aimé que le débat ait lieu à l’Assemblée nationale ou au Sénat. On manque cruellement d’information sur qui décide de quoi, quelle est la position de la France sur ce projet ? », questionne l’élu. Le 3 mars, les députés de La France Insoumise ont tenté de déposer un amendement au projet de loi contre le dérèglement climatique pour instaurer un moratoire d’un an sur le déploiement de Starlink en France. Il n’a pas été voté.

Le sujet semble pourtant inquiéter au-delà des trois villes concernées par les stations terrestres. Dans une lettre ouverte publiée en janvier 2020, plus de 2000 astronomes du monde entier ont dénoncé la privatisation de leur espace de recherche : « Cela diminuera considérablement notre vision de l’Univers, créera plus de débris spatiaux et privera l’humanité d’une vue sans tache du ciel nocturne », écrivent-ils.

Si le maire de Grav elines a pu échanger en visio-conférence avec des représentants de Starlink, Laure et Dimitri Falguières-Gesbert n’ont eu accès qu’à une analyse de risque sur l’exposition aux rayonnements produite par la firme américaine. Dans le document consulté par l’Express, SpaceX affirme qu' »il n’y a pas de risque d’exposition aux rayonnements au-delà des limites acceptables ». Une garantie insuffisante pour Anne-Laure et Dimitri, pour qui refuser le projet est aussi devenu une question de principe : « On tient des discours à nos enfants, ils nous voient nous battre sur ce dossier, si on accepte la station, on n’est plus crédible dans notre éducation. » Ils réfléchissent déjà à déménager.

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Si le contexte sanitaire le permet, Ice Mountain Adventure Park ouvrira le 1er juin au PAarc

À partir de juin, si le contexte sanitaire le permet, le groupe belge Ice Moutain Adventure Park, professionnel reconnu dans le secteur des loisirs, investira le PAarc des Rives de l’Aa. Il proposera une offre d’activités de loisir et de restauration à destination du plus grand public.

Le groupe belge Ice Mountain Adventure Park a officialisé un partenariat avec la ville de Gravelines. Il intervient après une période de consultation initiée par la ville cet hiver dans le cadre d’un appel à manifestation d’intérêt pour une période de trois ans.

Ice Moutain Adventure Park est le sixième parc de loisirs en Belgique avec trois pôles d’activité (lire ci-dessous). Comme l’explique Bertrand Ringot, maire de Gravelines : « Jusqu’à présent, nous proposions des animations à une échelle modérée. Là, nous allons vraiment changer de dimension en confiant la gestion des futures activités à un vrai professionnel dans le domaine du loisir. »

Pour le PAarc, cinq pôles ont été identifiés : l’aquapark (qui sera de 40 à 50 % plus grand que le précédent), les structures terrestres (jeux…), les activités nautiques sur le deuxième plan d’eau, le wakeboard cable (moyen de traction électrique qui permet la pratique du wakeboard et du ski nautique sur un plan d’eau) et la restauration. Dans le cadre de l’appel à manifestation, la ville de Gravelines a noué sept contacts et reçu trois réponses fermes, et c’est Ice Mountain Adventure Park qui a été retenu. Montant que le groupe va investir pour installer ses équipements au PAarc : 500 000 €.

Quelle politique tarifaire ?

Viser une ouverture le 1er  juin alors que nous sommes déjà en mars, l’échéance n’est-elle toutefois pas un peu ambitieuse ? « Absolument pas car Ice Mountain Adventure Park, qui est une grosse société, possède une équipe de cent dix personnes dédiée à la seule activité loisir. Le montage des structures ne sera donc pas si long que cela », répond Bertrand Ringot.

Quid de la politique tarifaire qui sera appliquée ? Celle-ci sera gérée par le groupe belge et la ville de Gravelines percevra un intéressement sur le chiffre d’affaires qui sera généré par l’activité des cinq pôles. « Concernant le public, la direction d’Ice Mountain Adventure park est vraiment très ouverte et il n’y aura pas de gros écarts entre les nouveaux et les anciens tarifs », selon Christophe Isaert, directeur de sports à la ville de Gravelines, qui a travaillé sur ce dossier avec Frédéric Loorius, directeur du PAarc.

Reste à croiser les doigts pour que la crise sanitaire ne vienne pas perturber le lancement des activités d’Ice Mountain Adventure Park.

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Pourquoi deux EPR sont attendus à Gravelines

Gravelines Sauf grosse surprise, Penly devrait être choisi pour accueillir les deux nouveaux réacteurs. Mais Gravelines n’a pas été oubliée et reste ciblée pour accueillir les deux suivants. Bertrand Ringot revient sur les enjeux d’une telle construction pour l’ensemble du territoire.  

L’avenir de la centrale nucléaire de Gravelines pourrait intimement être lié à la construction de six nouveaux EPR en France. « Le site EDF, c‘est 30 % des recettes de la Communauté urbaine de Dunkerque ! » , s‘enthousiasme Bertrand Ringot. L‘engouement de l‘élu est débordant au moment d‘aborder le projet d‘EPR. « Rien que la phase de construction, c‘est un boom économique considérable ! Ça peut monter jusqu‘à 7 000 personnes. » Des conséquences en termes de consommation locale que le maire de Gravelines ne veut pas lui voir passer sous le nez. « Ce sont des gens qui seraient là sur de longs cycles. Il y aura une construction, puis une déconstruction des deux tranches de 2026 à 2040 ! » Sa conviction, c’est que la centrale nucléaire de Gravelines va être confortée. « On ne va pas créer de nouveaux sites, on va privilégier le bord de mer, les sites qui ont besoin d‘énergie ; et on a quand même une acceptation des citoyens qui reste forte. »
Autant d‘atouts qui joueraient en faveur de la ville du Nord. « On va vers un mix énergétique avec 50 % de nucléaire à l‘horizon 2035 ; ce qui signifie qu’on va arrêter des tranches, mais qu‘on doit aussi en relancer. »

 

GRAVELINES DANS LE PROCHAIN TRAIN

Parmi les trois villes ciblées pour accueillir deux EPR, Gravelines, évidemment, mais aussi Penly, « qui apparaît comme le premier choix » , concède Bertrand Ringot. L’élu n‘est pas, pour autant, près de lâcher l‘affaire : « Je relance le projet pour positionner Gravelines. »
Et il n‘est pas le seul, puisque les acteurs politiques du territoire apportent leur soutien : « J‘ai été satisfait de voir que le président de Région a pris position, tout comme Patrice Vergriete, président de la communauté urbaine. » Ce consensus Ville – agglomération – Sivom – Région pourrait peser dans la décision finale. « Je vais demander à la Communauté de communes des Hauts-de-Flandre de voter une motion pour soutenir notre démarche. »
Derrière ces deux EPR, Bertrand Ringot entrevoit déjà 15 000 emplois « directs, indirects et induits » dans les Hauts-de-France. Mettant également en avant l‘approvisionnement en électricité des industries du Dunkerquois. « C’est un enjeu national, mais aussi régional ! Imaginer une source d‘énergie sans nucléaire, aujourd’hui, ça paraît improbable. » À ce jour, les six réacteurs de 900 MW produisent l‘équivalent de la consommation d‘électricité du Nord Pas-de-Calais. « Et elle va encore évoluer avec le numérique, les voitures électriques… » L‘équation est on ne peut plus simple selon Bertrand Ringot : « On ne peut pas faire sans nucléaire ; sans énergie, il n’y a pas d‘industrie. »

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Gravelines : Bertrand Ringot et l’Association des maires du Nord entendus

Avec David Bailleul (maire de Coudekerque-Branche) et Paul-Loup Tronquoy (maire de Bergues), Bertrand Ringot fait partie des trois représentants du Dunkerquois au sein de l’Association des maires du Nord.

Le maire de Gravelines est devenu le premier vice-président de cette instance en charge notamment du numérique. Mais pour jouer quel rôle ? La semaine dernière, l’Association des maires du Nord a pris la position dans un courrier adressé au préfet concernant le port du masque partout dans le département par exemple.  » On a aussi fait ça pour ne pas que le Nord soit déconfiné et on a été suivis ». l faut dire que la Fédération départementale des maires du Nord est la plus importante de France avec plus de 600 maires adhérents. « Donc c’est une vraie représentativité ! »

L’expérience de 20 ans de mandat de Maire

Élu maire de gravelines en mars 2001, Bertrand Ringot veut apporter son expérience à cette instance départementale:  » Je suis sur un quatrième mandat de maire, je peux aider à insuffler un certain nombre de choses. » À l’image de cette épidémie qui frappe actuellement le Dunkerquois : « Sur notre territoire, on est en avance sur ce qu’il y a lieu de faire ; on partage donc nos expériences pour que d’autres maires puissent agir dans leur arrondissement. »

Ces derniers jours, l’enjeux pour l’Association des maires du Nord était de préparer la rentrée scolaire. Comme dans la plupart des instances, les réflexions sont actuellement menées en visioconférence. Et elles continueront tant les dossiers de travail ne manquent pas.

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